ICI la bannière de votre choix !

Le ... Bienvenue sur le site de SOMEDIAL

  

               

 

 

 

 

MEDICAMENTS ET PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Les importateurs rappelés à l’ordre

 

Les services du ministère de la Santé publique et de la Réforme hospitalière viennent de prendre une série de mesures destinées à encourager le «générique» local et à instaurer des règles de conduite destinées à mieux réguler le secteur. Ces mesures interviennent à la veille du dépôt des programmes prévisionnels d’importation pour l’année 2004.

Le ministre de la Santé publique et de la Réforme hospitalière vient de prendre une série de mesures à l’encontre des producteurs et importateurs de produits pharmaceutiques. Ces mesures correspondent en fait à des instructions que ces intervenants dans le marché du médicament doivent appliquer d’ici au 1er janvier 2004. Au-delà de ce délai, croit-on savoir, des sanctions prévues par la législation et la réglementation en vigueur - l’arrêté interministériel du 4 février 1996 notamment - seront prises contre eux.

Ces mesures concernent l’enregistrement des médicaments produits localement ou importés, leur importation, le conditionnement, l’étiquetage, le vignettage et l’apposition du tarif de référence. Enfin, elles portent aussi sur la commercialisation des produits pharmaceutiques. Pour ce qui concerne l’enregistrement, les services du ministre de la Santé publique rappellent que sont enregistrés pour l’importation les médicaments «génériques», ainsi que les médicaments dits «princeps» ou de «marque».

Ce point est appliqué «lorsqu’il n’existe pas de médicament générique déjà enregistré et lorsque le surcoût du médicament dit «princeps» n’excède pas les 25% du tarif de référence publié au Journal officiel de la RADP pour la Dénomination Commune internationale correspondante (DCP)».

Au chapitre de l’importation, les médicaments fabriqués localement ne seront plus importés lorsque la production nationale satisfait aux besoins du marché local. Une liste de produits locaux permettant la satisfaction du marché national sera mise à la disposition des producteurs et importateurs, précise-t-on.

Les services du ministère accordent une assistance et des facilitations aux producteurs «désireux de formuler ou de fabriquer les produits dits princeps importés ». Ces assistances concernent «la priorité à l’enregistrement, l’accélération des délais d’enregistrement et de validation des procédés de fabrication».

 A propos du conditionnement, de l’étiquetage, du vignettage et de l’apposition du tarif de référence, les producteurs et les importateurs sont mis dans l’obligation «d’apposer le tarif de référence pour le remboursement des médicaments». Une obligation qui, constatent les services du ministère, n’est pas appliquée par tous les importateurs. Quant à la commercialisation des produits pharmaceutiques, les services du ministère indiquent qu’il s’agit de lutter contre des pratiques illicites portant atteinte aux principes de la libre concurrence édictés par l’ordonnance n° 03-03 du 19 juillet 2003. Leur constat relève des «pratiques de vente concomitante», de «vente sans facturation» et de «ventes promotionnelles» de médicaments et produits pharmaceutiques.

(Kader HANNACHI - Le Quotidien d'Oran)

 

 

 

UNION NATIONALE DES OPERATEURS EN PHARMACIE (UNOP)

 

Les griefs et les attentes

 

Le président de l’union nationale des opérateurs en pharmacie, M. Amar Ziad, considère que l’instruction n° 005 du ministère de la Santé adressée aux importateurs et aux producteurs de médicaments, «est un rappel à l’ordre pour que cessent certaines pratiques, comme la vente concomitante et promotionnelle de produits pharmaceutiques, émanant aussi bien d’importateurs que de certains producteurs».

 Commentant les dispositions de ladite instruction, M. Ziad estime néanmoins que «le gros problème du médicament générique reste les prix de référence» (fixés par le Comité technique de remboursement - CTR, ndlr). Pour l’UNOP, «ces prix ne sont plus d’actualité après les multiples dévaluations du dinar», et propose, par conséquent, de les revoir à la lumière de la valeur actuelle du dinar.

 Comme le Syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO), l’UNOP demande la mise en place d’une véritable politique en faveur du médicament générique. Pour rappel, dans ses propositions relatives au projet de loi sanitaire, le SNAPO réclame une «définition précise du médicament générique» par la création d’un «répertoire national du médicament, comportant les spécialités de référence et les médicaments génériques y afférents».

 Concernant les facilités d’enregistrement des médicaments importés, évoquées dans l’instruction du ministère de la Santé, M. Ziad ne doute pas de la volonté de la tutelle. Par ailleurs, il s’interroge sur la manière dont le ministère va suivre l’application de ses directives auprès de la Direction de la Pharmacie et des services d’enregistrement du médicament.

 Cela étant dit, le président du syndicat des importateurs regrette que les opérateurs du médicament n’aient jamais été associés par l’administration centrale aux décisions qu’elle prend pour le secteur. Il rappelle que les revendications de l’UNOP, transmises depuis longtemps au ministre de la Santé, n’ont pas été pris en charge. Parmi les importantes réclamations, les importateurs membres de l’UNOP revendiquent des facilités d’accès aux crédits bancaires, des mesures fiscales encourageantes, et la prise en charge du dossier des pertes de change qui s’élèvent à 3 milliards de dinars, depuis novembre 2001, date du premier glissement du dinar par rapport à l’euro.

(M. MEHDI - Le Quotidien d'Oran)

M. Mehdi

 

 

LE DIRECTEUR DU DEPARTEMENT PHARMACIE AU MINISTERE DE LA SANTE

 

«Les pratiques illicites doivent cesser de polluer le marché»

 Par Salah-Eddine K.

 

Le Quotidien d’Oran: Le ministère de la Santé publique vient de prendre une série de mesures adressées aux producteurs et importateurs de produits pharmaceutiques. Quel en est l’objectif ?

M. Nibouche: Cette montée au créneau du ministère de la Santé est venue pour discipliner le marché du médicament. Au-delà, elle constitue un rappel à l’ordre d’un certain nombre d’intervenants qui ne respectent pas les règles en la matière. L’instruction en elle-même vise à l’encouragement de la production nationale, qui semble être délaissée au profit de l’importation.

Le Quotidien d’Oran: Pouvez-vous expliquer davantage ?

M. Nibouche: Aujourd’hui, nous nous battons pour une politique d’équité dans le domaine de la pharmacie. Nous travaillons pour que toutes les pratiques illicites cessent de «polluer» le marché. Le constat que nous avons fait est que ces anomalies ont tendance à se multiplier et nous voulons que ces pratiques cessent. Pour l’étiquetage des vignettes par exemple, l’instruction du ministre rappelle à l’ordre les importateurs et les producteur nationaux de mettre les tarifs de remboursement sur les boîtes. Elle met en garde contre la vente concomitante, la vente sans facture et la vente promotionnelle. La sécurité sociale et le fisc sont les premiers perdants. Je vous affirme sur ce point que des mesures seront prises à l’encontre des récalcitrants par le redoublement des inspections sur le terrain. Parmi ces mesures, il y a le retrait d’agrément.

Le Quotidien d’Oran: Des mesures incitatives sont prévues pour les fabricants locaux, n’est-ce pas ?

M. Nibouche: Assurément, les producteurs nationaux, dans la mesure où ils désirent fabriquer des produits génériques de «marque», auront droit à une assistance conséquente par les experts de la santé et leurs produits seront enregistrés pour leur commercialisation en priorité. La validation de leurs produits sera également accélérée. Ces mesures sont préconisées dans le but d’encourager la recherche pharmaceutique, son développement et enrichissement de la gamme des produits nationaux. Nous travaillons pour que le médicament soit à la portée de tous les citoyens en devenant le moins cher possible.

 Evidemment, cela passe par l’option incontournable d’encourager la fabrication du «générique» et l’importation de copies au cas où celles-ci ne sont pas disponibles sur le marché national. Les autres médicaments appelés de «marque» peuvent bénéficier des avantages si leurs similaires en «générique» ne sont pas présents sur le marché local ou international. Les produits de marque peuvent être enregistrés si la différence du prix par rapport au tarif de référence (remboursé par la CNAS) n’excède pas les 25%.

 

 

SOMEDIAL

Société par actions au capital de 570.800.000 de DA

Zone industrielle Oued Smar - Alger - BP 128 Oued Smar - Tél. : (213) 021 50 58 78 - Fax : (213) 021 50 51 24 / 50 53 75

[Mentions Légales] [Ecrire au Webmestre] [Copyright]